14.12.04

nous sommes veille ..

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nous sommes veille d'aujourd'hui déjà demain
et notre cerveau de parcourir longtemps son cœur
notre pupille bat de l'œil sous l'engoncée paupière
et notre cerceau parcourt son chemin [nu] d'orties

nos cernes palpitent le long du jour leur sein s engorge
de milles armées conformes rompues clin d'oeil ouvert
le bout du corridor s'allonge fervent pépin

et par mon chemin courent mille roses en fleurs.


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12.12.04

nos poumons émus ..

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nos poumons émus de ces vapeurs d'or
exultent en de longs va-et-vients
on n'est que roulis inconnus bon en malheur
qui pour mieux reigner butent contre notre dos ballant

les anges n'ont plus de sexe ni d'ouïes d'ailleurs
à l'aube du réconfort leurs volets [demain] s'ouvrent
tout de gommage vêtus ils songent [personnes] en choeurs
l'objet d'amour se brise sur leurs dos saints

sur notre rondin d'eau couché en tailleur
en ces confins d'or où le radeau réfugit
son corps de bouée qui a du go les langueurs
nous ne sommes qu' ombres foule d'images en crue


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votre christ contourne..


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votre christ contourne le point crucial
grand écart divin qu'on les autres reçu
oui le mien plonge et du cœur en sort prêtre
alors qu'étanche l'ombre du votre n'y touche terre

jusqu'à en mourir mort combler nos veines
de maintes douceurs nocturnes joies solitaires
les raccourcis prolongent notre crainte du temps
à côté de vos guerres ma vie est un carnage*

*carré d'as.

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partons du principe que ..

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partons du principe que tous les vent portent aux fées
qui refusent d'enthousiasmer un corps qu'on leur ose
pour une seconde d'ivresse pôle amorphe emprunter
nos testaments culminent où leurs étoffes sont feux

oh point de ces idées, en l'homme, on vous rassure
qu'importe ! l'état des lieux sans ruse nous berce
nos testaments survivent de leur étoffe qu'on coupe

je m'absente sainte pour une très longue minute

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soleil vulnérable linceul ..

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soleil vulnérable linceul se couchant
sans ombre ni volume comme un être courbé
d'une microbienne étoffe sans ardeur
sur un océan d'or velours marron et gris

si jamais je meurt au sol d'humain
me donner une chance d'y atteindre mon âme
quelqu'un de formidable aux contours nus
actuellement seul notre déclin au monde vit

les empreintes où se loge ma peau président
à l'endormissement des muses goutez leur sein
nos buissons d'où s'échappent de leur mort lente les plaintes
sont des doigts lourds qu'égorgent vos pleurs sans une ride.


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les coulants mirages ..

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les coulants mirages me font sursauter ¤
commode l'âme qui exulte d'entrain pour peu
mon for encéphalique s'impose sur scène
ignorant à son insu les jeunes soubresauts

donner son sang pour une strophe rimbaldienne
si j'avais su qu'aucun port ne change
l'oiseau repu oublie le nom des vents
les souvenirs s'engoncent sur un fauteuil carré



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[les lents mirages doux me font sursauter ]
[les mirages me font en douce sursauter]

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doux incommensurable ..

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doux incommensurable écueil qui ne songeait
mourir n'était qu 'un champ son allure de corbeau
et enfin je voudrais continuons l'accueil
cultiver mon chagrin comme cent fleurs de forêt

poésie en bouche l'anus fredonne un air
décousue comme un fonctionnaire le dimanche
de son cœur d'homme pingre érigeant une ronde
malheur tricoté main qu'on entraîne pour une dose.

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seulement l' homme ..

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seulement l' homme n'est pas lion saint ou vierge
complexé de partout il s'invente d'autres torsions
d'autres décors saouls entre la cellule et le sillon
il est seulement une ombre et l'aube coutourne sa porte


nos testaments s'étoffent du vide bleu qu'on leur coud
séculaire encre qui coule rincée par nos torpeurs
ce bon jour plein d'alors qu'il aurait pu changer
l'harmonie des flux s'interrompt


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l'explorateur se contente ..

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l'explorateur se contente d'une feuille chiffonnée
aucune carte au trésor ni un plan de son coeur
aucun exploits pour le destin ni d'aqmée en or
juste quelques écrits où nos paroles vont cendres

fort d'une contrainte fertile en miasmes nouveaux
il voudrait que tu meurs pour étendre son corps
notre tombeau fleuri s'est mué en dédales
nous supportons la vue des vides étranges*



*[des anges du vide] : doulon dû.

putain d'e muets.

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zut, mon nez se bouche ..

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zut, mon nez se bouche, à qui ai-je l'honneur ?
je m'absente sainte pour une minute
que mouche ces narines dont l'instant déborde
à leur tour les anges me rient au nez

comme si j'étais mourant leurs mots me marquent
enrhumé flair qui m'ouvre à leurs rayons
lumineusement seuls d'un coups crayonnés
ut : tout revient dans l'ordre l'ombre odécaphonique.


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j'ai le goût profond ..


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j ai le gout profond des grandes époques*
ô réussite aveugle dont les sangs sortent lourds
un bolide rouge état comme neuf : mon sang court
personalité culte virilité d'un phoque

vu qu'à force d'être ceints d'odieuse gens nous réussimes
à faire chuter hors viseur un ange de son clou
et ils n'eurent pas beaucoup à perdre de leur orgueil
mais suffisammant pour donner tort à ce goinfre

pour un peu qu'on ait cru l'ample choix possible dés lors
je tu il elle nous sommes lynchés par nos rancoeurs
le temps d'atterrir veules et soudain nous sommes sur
que leur politesse sépulcrale nous convient.


*appolinaire ému.

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les voûtes ont peur ..

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les voûtes ont peur du dépaysement
sous l'unique feu contraints les héros leur pardonnent
l'ondulant cheval docile soudain peste
quand je trace un trait où vont leurs idéaux

épilogue simple d'un long discours tenu
beaux dans le noir ému comme ces vainqueurs prions
or l'impression de déjà vu vous lance
l'un dit "je t'ai dans la peau." l'une répond "doux corps !... "

j'écris dans la rue pour les miens - vôtres - leurs
comme une pluie béante autour de laquelle viendront
s' accroupir les jeunes gens morts au bucher*
rien ne va plus au pays des songes … ouvrez !

comme une pluie béante autour de laquelle viendront
s' accroupir les jeunes morts au champ de thé
s' accroupir les jeunes morts au chant du blé


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le lotus s'échoue..

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le lotus s'échoue branche par peur des non-dits craints
chez l'arbitraire moment où le bonheur survient
les dés ont eu tort ils ne peuvent pas grand chose
prétendre qu'une eau de pluie simplement les arrose

surtout polémique la question semblait moins forte
l'oeuvre n'est pas l'homme son dieu dévot vous hante
nos doutes résument l'ombre de la grandeur humaine
qu'importe ces temps qui dureront ou pas

[écho]

au bout du compte
arrose doucement porte les fleurs qui ont poussé
arrose doucement l'orbe des fleurs qui ont éclos

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l'aventurier s'invente..

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l'aventurier s'invente des monts ou d'autres cols
j'écris pour l'heure des mots maîtres du temps
hirsutes tendons volages percés de colle
pages occultes bercées longtemps


muni d'un dé à fondre coudre les choses en main
muni d'un dé à coudre fondre les choses en mots
pendre les choses au mains
pendre le monde au mat
prendre le monde par les mots


impression ou présage
amers nos coffres d'intérieur se doublent d' illusion¤
pudeur couchée de l'aspirant poête
ennemis ou alliés nos corps s'en vont nus

(fin)


--
¤
l'intérieur amer de nos coffres double fond [cendres]
l'intérieur amer nos coffres se doublent d' illusion

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à quel temps ..

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à quel temps conjuguer nos corps
silence d'écoute sur un bateau est d'or
à quel temps conjurer nos douleurs
le taciturne grain d'orge étend son pouls

feu éteint ciel brûlant nos amours font l'aurore

cultivant chacun son tour les fleurs et le rôle
d'homme ou de femme - même plomb et un coeur en bonus -
notre équipage perdu mange nos songes : un ou deux
tout au fond, ce temps formidable était indu.
notre équipage perdu mange nos songes : un ou deux
tout au plus - le cordage est sans fond.
o


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8.12.04

nos marchands de rêve ..

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nos marchands de rêve somment ils ont leur couche pour nues[1]
qui ne souhaitent au fond qu'une étole[2] à cinq branches
grimpe aux anges et sonde les cieux où l'œil à nu dort
l' étincelle du silence vaut de l'or

d'une indifférence bonhomme le prètre sort du bain
l'écureuil somnolait contre un arbre filant
le gentil a un oeil et une fiole au cou pend
comme le brouillard immense m'éblouissait

rivé à ses fins le coureur[3] dope ses nuances
l'emphase des mots le gonfle d'orgueil.


[1] nos marchand d'ombres rêvent ornent leurs couches de milles écus
nos marchand d'ombres rêvent ils ornent leurs couches d' écus
[2] étoile - étiole
[3] antéchrist de l'humble

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4.12.04

cette coralline menue..

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cette coralline menue porte son écueil d'oursin
car l'automne vient les coeurs émus s'entrouvrent¤
volonté furibonde d'un loup blanc
quatre ailes me pousse en coeur d'un long désir connu
sous notre carte de crédit du tendre vos souhaits incombent

le pain se coupe sur la planche non au fil
plus défunts que jamais ils en consomment leurs os
où va-t-on imbéciles chers fantômes poreux mur
confrères et soeurs comme chien je vous attends d'humeur
comment font nos âmes encore pour hennir

ensilage du corps sain même nos épreuves sont doubles
j'en ai marre de nos comptes au revoir monde cruel
à ce sirop bu nos lèvres pendent
calice mortel ciguë venin
quinze heures trente huit et je dors

devin.



¤
[car l'automne vient et les coeurs s'entrouvrent nus]
[car l'automne vient et les coeurs nus s'entrouvrent]

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30.11.04

face au vide..

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face au vide proche se joue mes peurs d'écume
qu'un sultan philosophe convienne à me bouger
et je nous convertis sur champ
et je vous convertis dans l'heure
cela étant dit tous les moyens sont nuls

soudain dans mon doseur surgit le décès sage
comme déminage simple plume de plomb
ces détails qui ruent tentent de nous corrompre
douce mort dont cela dit seuls les autres eurent l'élingue
doute maîtrisé afin que survolent nos peurs d'ombre¤

en contrebas vibre notre cœur lisse
en contrebas vibre notre cœur las



¤ doute maîtrisé afin que nos peurs d'ombre survolent ?

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21.11.04

les idées pointent ..

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les idées pointent honteuses en l'homme allument la feuille
elles pointent trompeuses en l'homme et l'amour fuse
de l'ombrage nu courbe les lenteurs Dépot divin
du monde teinte la blancheur épouse le niveau vers

la rondeur et le suc des corps leurs feintes nos doutes
de grandes choses accomplies notre route des étreintes oeuvre
en la vie Et nos pleurs ces doux seconds débordent
Nosferatus ne répond aux riens qui déroutent

211104. sunderland


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13.11.04

seul détail temporel ..

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seul détail temporel une tache de vin
et adonis poussant l'interrupteur se trompe
l' étincelle du silence n'a de prix vaut de l'or
notre fascicule contient deux ampoules et leurs mots

l'incommode fabienne justement pleure son dégoût
doublure forcée dont la ficelle un peu grosse pend
qu'importe ces temps [écho] qui dureront ou pas
nos doutes résument l'ordre de la grandeur humaine
le brouillard aux heures fortes n'était qu'une ombre

du bonheur ainsi décousant les mailles
nichés sur de hauts tabourets offrant leur front
les rouges chapeaux pointus comblaient l'ampleur ornée
d'un poète disparu de l'oeil des écrans saouls.



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